LE TIPE : Travaux d’Initiative Personnelle Encadrés

visuel TIPE

Rédigé par l’association des Parents d’Élèves du lycée Saint-Louis, Paris.
Chaque année, le Conseil Supérieur de l’Enseignement vote un nouveau thème commun du TIPE pour les filières scientifiques : BCPST, MP, PC, PSI. Cet intitulé, assez général, doit permettre aux élèves de s’orienter vers des sujets divers et variés. Avec l’intitulé du TIPE, une liste de mots clés reliée à ce thème est également proposée.

En « Sup », dès l’annonce du sujet de TIPE de l’année suivante (généralement le thème est annoncé au BO en décembre ou janvier), les élèves ont commencé à y réfléchir, voire amorcé le travail préparatoire. Les étudiants ont, a priori, déjà étudié avec leur professeur référent des possibilités de sujets et orienté leur choix, même si ce dernier n’est pas encore très construit au démarrage de l’année de concours.

Les diverses conférences scientifiques proposées dans les lycées ou grandes écoles permettent aux étudiants de mieux comprendre comment présenter une expérimentation de manière simple et efficace, elles permettent aussi des prises de contact avec des laboratoires d’expérimentations et donc des chercheurs pour la mise en place des TIPE N’oublions pas que de nombreux laboratoires sont disposés à accueillir des étudiants dans le cadre du TIPE : INP, CNRS, LAL, UPMC…

Objectif

Les TIPE ont pour but d’amener les étudiants en classes préparatoires à se mettre en situation de responsabilité comme les chercheurs ou les ingénieurs. Il s’agit d’une initiation et d’un entraînement à la démarche de recherche scientifi que qui doit les conduire à poser des questions avant de tenter d’y répondre et à rechercher des compromis comme le font habituellement les ingénieurs, chercheurs et scientifiques.

La mise en convergence de travaux de recherche scientifique et technologique mène à l’élaboration d’objets de pensée et d’objets réels, qui participent au processus permanent de construction -de la connaissance à la conception, voire à la réalisation.

Le travail de l’étudiant doit être centré sur une véritable démarche scientifi que réalisée de façon concrète L’analyse du réel de faits, de processus, etc, doit permettre de dégager une problématique en relation explicite avec le thème proposé La recherche d’explications comprend une investigation mettant en oeuvre des outils et des méthodes auxquels on fait appel généralement dans le travail de recherche scientifique :

  • observation,
  • réalisation pratique d’expériences,
  • modélisation,
  • formulation d’hypothèses,
  • simulations,
  • validation ou invalidation de modèle par comparaison au réel,
  • etc.

Cela doit conduire l’étudiant à développer ses capacités à mobiliser ses compétences acquises dans une ou plusieurs matières et ce, de façon coordonnée.

Contenus et modalités

Le sujet choisi par l’étudiant devra adhérer au thème de l’année et pourra s’opérer par des entrées diverses. Le travail de l’étudiant ne se limitera pas à une simple synthèse d’informations collectées, mais devra comporter une « valeur ajoutée » apportée par l’étudiant Si les étudiants peuvent eff ectuer ces travaux en petits groupes, ils doivent être capables de présenter le sujet dans sa globalité et en faire ressortir leur apport personnel.

Compétences développées

Les TIPE permettent à l’étudiant de s’enrichir du contact de personnalités physiques extérieures au lycée (industriels, chercheurs, enseignants…), de montrer ses capacités à faire preuve d’initiative personnelle, d’esprit critique, d’exigence, d’approfondissement, de rigueur et de rapprocher plusieurs logiques de raisonnement (par un décloisonnement des disciplines par exemple).

Formateur, le TIPE permet à l’étudiant de développer ses compétences à collecter des informations pertinentes, les analyser et les synthétiser, identifier, s’approprier et traiter une problématique explicitement reliée au thème,
réaliser une production ou une expérimentation personnelle et en exploiter les résultats, construire et valider une modélisation, communiquer sur une production ou une expérimentation personnelle.

Nature de l’épreuve

L’épreuve d’évaluation des TIPE est une épreuve d’admission. L’élève ne la passe que s’il est admissible à un concours au moins. En filière MP, PC, PSI, elle est organisée en commun par les concours Mines-Ponts, Centrale-Supélec et CCP et est utilisée par les autres concours.
Le candidat ne la passe qu’une seule fois L’épreuve comporte :
Une préparation en loge de 2h15
Pendant la préparation, le candidat étudie le dossier scientifi que (en langue française) remis à l’entrée en loge
Une présentation orale de deux fois vingt minutes (2 parties)

La première partie (D comme Dossier) est basée sur l’analyse, la synthèse et la critique du dossier scientifique (appelé aussi ADS).

La deuxième partie (C comme Candidat) permet au candidat de faire apprécier le TIPE qu’il a lui-même réalisé pendant l’année scolaire écoulée et qui a conduit à la rédaction d’une fiche synoptique présentant brièvement son travail pour information du jury.

L’ordre de succession des deux parties est au choix du candidat Chacune des deux parties, d’une durée de 20 minutes, est divisée en deux temps : 10 minutes pendant lesquelles le candidat fait un exposé, 10 minutes pendant lesquelles le jury conduit le dialogue. Les deux parties de la présentation orale ont une importance égale dans l’attribution de la note finale.

Le dossier scientifique qui sert de base à la partie D peut faire appel au thème figurant au Bulletin Officiel (http://www.education.gouv.fr/cid55251/esrs1100057a.html) ; il peut faire appel à l’ensemble des programmes de la filière du candidat.
L’école Polytechnique organise une unique épreuve ADS pour les filières MP, PC.
Les ENS font une épreuve de type C : le candidat remet un dossier d’une quinzaine de pages au jury qui s’autorise à poser des questions sortant du cadre TIPE.
Pour les PSI, l’épreuve est commune à Polytechnique et ENS Cachan et comprend une partie D et une partie C.
D’autres écoles ne prévoient pas de TIPE, mais des entretiens ressemblant à une partie C du TIPE.

En filière BCPST, par contre, l’épreuve de TIPE est passée pour chaque concours (avec des coefficients différents selon les écoles). L’épreuve ne comporte pas de partie D.
Le sujet pour cette filière peut être à dominante biologique, à dominante géologique ou mixte. Dans tous les cas, la gestion de l’activité TIPE doit rester pluridisciplinaire. Les travaux se concrétisent par la rédaction d’un rapport comportant 6 à 10 pages maximum.
ATTENTION : Faute de matériel de vidéo ou rétro-projection, il est possible (uniquement pour les étudiants de BCPST) de présenter son TIPE sur un ordinateur portable ou de le monter sur affiches, panneaux…
L’épreuve TIPE creuse les écarts à l’oral et vaut la peine d’y consacrer un peu de temps.
Sur le site http://www.scei-concours.fr/cadre_tipe.htm le candidat trouvera le contenu de l’épreuve TIPE, sa finalité et les notices des précédents concours, rapports établis annuellement par les jurys (http://www.sceiconcours.fr/cadre_tipe.htm)

Le TIPE : quatre phases

Choix du sujet : La notion d’initiative personnelle est déjà dans le choix du sujet. C’est à ce moment que l’étudiant doit penser à l’accessibilité de l’information, aux possibilités de visites, d’expériences, d’interprétation, de modélisation.
Des sujets trop théoriques ou trop ambitieux sont difficiles à maîtriser et peuvent conduire à une note décevante pour l’élève. Sans une vue d’ensemble du sujet et de son contexte, ces exposés superficiels ou trop « tape-à-l’oeil » ne permettent ni modélisation, ni expérimentation et n’apportent pas grand intérêt au jury. Bref, il faut que le jury  perçoive une appropriation du sujet par le candidat, qui l’a modelé en maîtrisant les contours qu’il a lui-même déterminés.
Au cours de cette première phase, l’étudiant discute du sujet avec ses camarades et son professeur pour choisir un domaine à l’intérieur du thème fixé.

Le sujet étant très vaste, l’élève (ou le groupe d’élèves) propose un objectif précis et concret. Fixer un objectif réalisable demande du temps et plusieurs itérations jusqu’à trouver le cadrage du sujet. Ces tâtonnements peuvent se révéler passionnants et généralement l’élève les communique au jury.

Recherche : C’est une phase qui représente un peu plus du tiers du TIPE. Il est normal qu’elle comporte des moments de doute ce qui conduit parfois à un retour sur la première phase pour réajuster le sujet vers une autre direction.
C’est l’étudiant qui va établir son programme de travail en fonction de ses disponibilités (l’occasion de congés permet bien souvent d’y consacrer du temps).
La bibliographie dressera un état des lieux sur le sujet pour ne pas réinventer ce qui existe Cela consiste à rechercher des informations précises et concrètes, faire preuve d’initiative et d’imagination pour rassembler des données intéressantes Sur internet l’étudiant dispose de nombreuses banques de données comme celle de l’INPI (Institut
National de la Propriété Industrielle) qui comporte des résumés de tous les brevets déposés en France depuis 20 ans (http://www.inpi.fr/).

L’identification de personnes que l’étudiant sollicitera au cours de son travail (chercheur, enseignant…) peut permettre de personnaliser le travail. La visite d’un labo permet de poser des questions concrètes… lors des conférences scientifiques, les conférenciers se mettent facilement à la disposition des élèves pour répondre à leurs attentes.

Le travail sur les informations doit permettre ensuite la rédaction :
trier les éléments les plus intéressants, recouper les informations de sources différentes, identifier ces différences, préparer des recherches complémentaires et intégrer tout cela dans le travail.

Mise en forme des résultats : Cette phase essentielle occupe près de 20% du temps total.
Ce travail va toujours plus loin que le strict domaine de la présentation : faire un plan, hiérarchiser les résultats, identifier les conclusions, vérifier leur solidité, les illustrer par des chiffres ou des tableaux… Ces démarches conduisent souvent à revenir sur tel ou tel point pour l’approfondir. D’où l’importance d’entreprendre cette phase suffisamment tôt. 

Préparation de la présentation orale : Il s’agit de bien définir un plan et les points essentiels à mettre dans l’exposé ainsi que ceux qui seront développés avec le jury Des entraînements blancs sont prévus au lycée.

Gestion du temps de travail : Il est difficile pour l’étudiant de prépa de gérer, en parallèle des autres activités, le temps qu’il lui faudra pour son TIPE. Certains se trouvent pris au dépourvu au seuil de remettre la fiche synoptique, d’autres au contraire auront géré leur temps sur toute la longueur de l’activité TIPE (5 mois).

L’étudiant est suffisamment bien encadré pour comprendre l’importance de cet aspect du TIPE À lui de se fixer un calendrier et de s’y tenir : il sait qu’il lui faudra environ une centaine d’heures pour réaliser son TIPE (soit 15 à 20 h de travail par mois) ; cette organisation pourrait s’articuler de la façon suivante :

  • 1er mois : choix du thème
  • 2e mois : recherches à l’extérieur, en fonction des informations recueillies, choix d’un travail précis et limité qui constituera le TIPE
  • 3e mois : poursuite du travail, infléchissement éventuel du sujet en fonction des difficultés rencontrées, obtention de premiers résultats
  • 4e mois : mise en forme écrite des résultats… études complémentaires, rédaction de la fiche synoptique
  • 5e mois : préparation de la présentation orale, choix du plan et minutage de l’exposé, choix et rédaction des transparents, sélection de ce qui est dit, et de ce qui est laissé pour les questions, inventaire des questions possibles et préparation des réponses, entraînement à l’exposé.

Après les écrits, il est prudent de tester l’exposé sur différents publics :
professeurs, camarades, familles (de nombreux lycées organisent des TIPE blancs pour s’entraîner).

Le travail en équipe est possible à condition de trouver un bon fonctionnement : ces réunions en équipe doivent être structurées avec un ordre du jour, pour mettre en commun le travail des membres, définir les phases suivantes, décider des objectifs de chacun, réunions séparées par des phases de travail individuel. Cependant, il est clair que chaque candidat doit dégager avec précision sa part personnelle et la façon dont elle s’insère dans le travail collectif, ce en quoi le travail de ses camarades l’a aidé et réciproquement. Les fiches synoptiques et les présentations devront donc toutes être différentes.

Présentation du TIPE : Un ingénieur ou un chercheur est souvent amené à rendre compte de sa mission à des personnes qui connaissent beaucoup moins le sujet Il faut donc que le candidat ait la même démarche face au jury (des personnes qui ne connaissent pas forcément le sujet).
Le candidat doit avoir en tête le temps qui lui est imparti : 10 minutes de présentation dans lesquelles il devra, avec un débit modéré, introduire puis prendre le temps d’expliquer sont travail :

  • la situation du problème et, rapidement, ce qui a conduit à réaliser le travail,
  • l’hypothèse formulée, le but du travail,
  • un résumé des points forts et les principaux résultats,
  • une conclusion dégageant leurs implications et leur portée générale.

Le candidat doit montrer qu’il sera un futur ingénieur méticuleux et précis Les transparents doivent être propres, précis avec une typographie lisible :

  • une police de caractère simple (sans fioriture car cela n’aide pas à la lecture) ;
  • un corps 16 ou 18 ;
  • pas plus de 10 lignes par transparent ;
  • couleur de police en noir pour que cela soit visible sur n’importe quel fond ;
  • quelques mots en gras ou en majuscules pour faire ressortir des mots-clés, des idées ;
  • une bibliographie / webographie qui présente les ouvrages (titre, auteur, éditeur, année), les adresses URL + une ligne de commentaires, les contacts (nom de la personne, laboratoire, date de rencontre).

Toutes ces données, ces conseils sont consignés sur le site scei-concours, sur les documents que les professeurs ont distribué à leurs élèves, dans les rapports de jury qu’il est fortement conseillé de lire par les étudiants.

Le candidat gardera à l’esprit que chacun des termes du sigle TIPE compte :

  • Travaux : l’épreuve est un couronnement d’efforts assidus en CPGE et entrepris bien avant.
  • Initiative : elle doit être soutenue tout au long de la préparation, dans le choix du sujet, la conduite du projet et la technique de présentation.
  • Personnelle : l’épreuve n’a pas pour but de contrôler l’accumulation de connaissances mais d’apprécier la manière dont le candidat se les est appropriées et sait les faire partager. Ambition et modestie peuvent aller de pair.

Le travail en groupe n‘est pas interdit, bien au contraire; mais le candidat devra être capable à la fois de présenter la « philosophie générale » du projet, et de faire ressortir nettement son apport personnel à cette oeuvre commune.

  • Encadrés : les professeurs auront accompagné l’élève pour le travail de fond et pour la préparation ; la qualité de la présentation mettra en relief l’excellence du travail.

Commentaires

La partie « commentaires » de la notice TIPE est à retenir pour tous les candidats :
L’épreuve a pour objectif d’apprécier et de noter les savoir-faire et qualités rappelés au premier paragraphe de la notice
Les examinateurs seront attentifs entre autres aux points suivants :

  • Comment, partant des connaissances du programme, l’élève a-t-il su trouver et exploiter une documentation “hors cours magistraux” ? Comment a-t-il fait preuve d’initiative dans le choix du sujet et dans la conduite du travail (bibliographique, expérimental) ? Le candidat a-t-il bien apporté de la valeur ajoutée (expérimentation, modélisation, investigation numérique,) ?
  • Quelles sont ses capacités d’analyse ? A-t-il su bien décrire le sujet, poser le problème, énoncer une (ou des) méthode(s) de résolution ?
  • A-t-il su allier rigueur et approche qualitative, montrer du “bon sens”, estimer des ordres de grandeur et être critique devant les résultats ?
  • A-t-il une vision globale ? Sait-il replacer les résultats dans leur contexte ? Son travail a-t-il été l’occasion de rapprochements entre les diverses disciplines du programme ?

L’épreuve n’est ni une évaluation des connaissances acquises dans chaque discipline du programme 2, ni une prestation médiatique, ni encore, tant s’en faut, une évaluation du lycée ou du “tuteur” ou de la quantité de moyens qui ont été disponibles pour l’élève.
Une prestation oratoire, si brillante soit-elle, ne saurait valoriser à elle seule un travail médiocre. Pour autant, l’excellence du contenu du message doit se refléter dans sa présentation, par exemple : l’élève maîtrise-t-il les moyens d’expression que sont sa voix, sa gestuelle, les supports qu’il utilise (tableau, papier, transparents,...) ? Sait-il parler et convaincre, écouter et dialoguer ?
Ces considérations justifient que les examinateurs intègrent dans leur note une appréciation de la forme en complément de celle du contenu.
Pour le candidat, c’est le moment de montrer qu’il a bien compris le sujet, les lectures faites, les expériences réalisées. Les examinateurs ne sont pas là pour juger l’ampleur des savoirs, mais leur assimilation.
Préférentiellement à tout étalage scientifique, le candidat est invité à définir correctement tous les mots qu’il emploie.
La fiche synoptique permet au candidat de présenter et de résumer son travail. Ce ne sont donc ni sa longueur, ni sa qualité technique qui feront sa valeur, mais plutôt sa logique, sa cohérence, sa concision, son excellence en tant que traduction de l’initiative et de la méthode de travail du candidat.
L’initiative est laissée à ce dernier de faire figurer sur sa fiche, sources, contacts, textes, etc.
Ne sont pas évaluées l’abondance des documents, la nature du support, de la typographie etc, mais bien le contenu, la pertinence et l’authenticité du message que veut faire passer le candidat.

source : http://www.scei-concours.fr/

Le TIPE : un oral important

Pour se faire une idée de l’importance du TIPE, voici des coefficients pour quelques écoles. On retrouve ces coefficients sur les notices des banques de concours, ainsi que dans les guides des oraux édités par les bureaux des élèves de grandes écoles : Oraux’scope (Centrale Lille) et Dessous de la taupe (Ensta).

Le TIPE : un oral important, coefficients pour quelques écoles

En 2011, l’épreuve de TIPE en était à sa 15e édition. Elle a permis à 346 examinateurs d’auditionner 15 973 candidats (toutes filières confondues). Dans le rapport d’épreuve 2011, le président de l’épreuve, Michel Baribaud, donne quelques éléments d’analyse sur cette 15e édition du TIPE :

  • Hétérogénéité dans la préparation au sein des lycées,
  • Validation (ou invalidation) de fiches synoptique qui surprennent (très rares)
  • Comportement désinvolte de quelques candidats qui ont oublié que le T de TIPE voulait dire « travail »,
  • Confusion chez certains candidats qui confondent « convaincre » et « épater »,
  • Frilosité devant le choix et le traitement du sujet (refus de toute prise de risque),
  • Signe manifestes de préparation très tardive de la partie C.

Si la note attribuée peut paraitre parfois injuste car elle ne correspond pas au travail effectué dans l’année, il faut savoir que c’est la prestation qui est notée Il n’existe pas de barème précis pour chacune des facettes, mais chaque examinateur s’attache à ce qu’elles soient toutes prises en compte Les compétences académiques évaluées par ailleurs alors que dans l’épreuve TIPE, elles ne constituent qu’un élément parmi d’autres. Il ne faut pas s’étonner qu’un élève qui a fait un bon travail mais qui n’a pas su le montrer, soit évalué à la baisse.
La valeur ajoutée est donc un élément essentiel dans l’évaluation des candidats même si sa définition précise est difficile et varie au cas par cas.
Elle peut se mesurer par la différence entre ce que le candidat a produit et ce qu’il a reçu L’ouverture vers le monde industriel et l’expérimentation ne sont pas obligatoires, mais dans bien des cas, elles peuvent constituer.

 

un atout majeur lorsqu’elles sont réelles et bien développées.
Pour conclure, les candidats devraient lire attentivement le texte du BOEN (bulletin officiel de l‘Éducation Nationale) et la notice des concours afin de leur éviter de mauvaises surprises lors du déroulement de l’épreuve.

Le TIPE : modalités pratiques

L’épreuve de TIPE se déroule à Paris pendant la période des oraux. Les candidats doivent prendre leurs dispositions pour répondre à leur convocation.
La fiche synoptique doit être rédigée par le candidat avant le début juin sur le site internet : http://www.scei-concours.fr rubrique « Fiche synoptique ».

Elle doit être validée par un des professeurs ayant encadré le travail. Le candidat devra ensuite l’imprimer en deux exemplaires qu’il présentera lors de l’épreuve. Une fiche synoptique non validée entraînera une sanction pouvant aller jusqu’à l’attribution de la note 0 à la partie C.
La fiche synoptique sera transmise aux examinateurs par le service gestionnaire de l’épreuve.

La date et le lieu de l’épreuve seront disponibles par Internet : http://www.scei-concours.fr/ et par téléphone au 0 892 692 692. Pour obtenir un créneau et l’heure de convocation correspondante, le candidat devra impérativement, l’avant-veille de l’épreuve, se connecter par Internet ou appeler le 0 892 692 692. Le candidat doit se présenter à la date et à l’heure indiquées ; il doit prévoir une durée de 3h 45 dans les locaux. Aucune convocation n’est envoyée au candidat.

Dès son arrivée, le candidat doit présenter une pièce d’identité avec photographie récente : carte nationale d’identité, ou passeport ; il reçoit un dossier à préparer. Le candidat doit se munir de crayons, stylos, transparents A4 pour rétro-projecteur, feutres pour transparents, etc (seul le papier brouillon est fourni). Le candidat peut apporter, pour cette épreuve, les documents qu’il aura éventuellement préparés durant l’année (textes, photos, transparents ) pour servir, s’il le désire, de support à son exposé sur le travail effectué dans l’année. Par contre, l’apport de tout produit, objet ou instrument (y compris calculatrice,ordinateur, téléphone) est interdit.
Pour la présentation, il dispose d’un tableau et d’un rétro-projecteur. Prévoir donc d’acheter des transparents compatibles avec l’impression d’une imprimante laser ou jet d’encre, des feutres indélébiles pour transparents, on choisira également pour la présentation de l’ADS, des feutres effaçables pour transparents.
A l’issue de l’épreuve, le candidat doit remettre au jury non seulement le Dossier scientifique, mais aussi ses transparents et tout autre support présenté au jury, en vue de leur destruction.
Source : http://www.scei-concours.fr/
Lieu de passage pour les parisiens : IUT Paris - 143, avenue de Versailles - 75016 PARIS (Ne jamais téléphoner à l’IUT, en cas de besoin : 05 62 47 33 43). Accueil TIPE au Rez-de-chaussée.